CassisJulie

Une fois de plus j'ai changé de travail

J'avais trouvé une place dans un bar. Les horaires étaient de jour comme de nuit.

La nuit, nous étions 3 collègues tandis que de jour, je travaillais seule. C’était la caverne d’Ali Baba. Quand j’y repense, humm!

Si mon patron l’avait su ou pire, les clients, quelle horreur! Je me servais de whisky, de tequila, de rhum… et je complétais les bouteilles par de l’eau. Le rosé et le blanc, je me le servais dans des tasses à thé. La couleur était la même. Ni vu ni connu!

Là aussi, j’ai fait 2 ans. 2 ans de calvaire.

J’étais imbibée jusque dans tous mes pores. Je carburais aux antidépresseurs, aux calmants, j'avais des angoisses, aux somnifères. Je transpirais la nuit, mon sommeil était haché. Au réveil, j’avais une tête à faire peur: des poches d’eau sous les yeux, des cernes jusqu’au milieu des joues, le blanc de l’œil et le teint jaunâtres… J’avais des vomissements dès mon réveil. Il me fallait ma conso immédiate, puis repassage à la salle de bains, crampes à l’estomac, yeux injectés de sang, vessie qui se relâche… Les compresses d’eau froide m’aidaient à atténuer les boursouflements avant d’aller travailler avec l’angoisse d’affronter la journée.

J’en étais arrivée à ne plus oser dormir de peur de me réveiller.

En ouvrant la bouche, un petit doigt ne passait pas... tellement elle était enflée et brûlée par les vomissements et le whisky.

Depuis ma 1ère sortie de clinique, je n’avais jamais re-tremblé mais la crainte de trembler me donnait des angoisses, qui elles, me faisaient trembler… Donc, je buvais pour ne pas trembler… et on recommence… Ma vessie aussi en a souffert, parfois elle était incontinente pendant la nuit.

Durant ces deux années, je me suis faite hospitalisée par 3 fois pour sevrage en centre spécialisé pendant mes vacances pour pas qu’il soit dit que... Le qu’en dira-t-on, ma réputation, ma fierté...

Ma consommation était excessive elle dépassait les 2 bouteilles de whisky et voir 2 à 3 de rosé… Ces doses étaient des quantités normales pour une journée à une demi-bouteille près. Lors d’un sevrage, pour un poids de 52 kilos, on m’a relevé un taux d’alcoolémie de 2,4 grammes pour mille à 8 heures du matin. «Etat normal pour aller travailler». C’est là que j’ai réalisé que j’étais un véritable danger publique sur la route. Evidemment que je conduisais! Comment vouliez-vous que j’effectue mes trajets la nuit pour aller travailler? Je me le demande…??? Il y avait vraiment un ange au-dessus de ma petite tête car je n’ai jamais, mais jamais eu un accident...

Titre Description Téléchargements Télécharger
Mon témoignage
Télécharger le témoignage complet, 4 pages.
42 Télécharger